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Cette année direction Mont Dauphin ....

 

JOURNEE MONT DAUPHIN

Visite De la Forteresse

La place forte de Mont-Dauphin construite par  Vauban à partir de 1693 fait partie des 12 sites majeurs Vauban inscrits en 2008 au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Derrière ses remparts en marbre rose, vous verrez les casernes où vivaient les soldats de Louis XIV, les échauguettes sur l'à-pic où ils veillaient, la poudrière, l'arsenal où ils gardaient armes et poudre.

Vous trouverez aussi un village insolite où 170 habitants vivent, comme tout le monde, mais dans un cadre extraordinaire de soleil méridional, de neige éblouissante, de silence et de pierres chargées d'histoire. Du rempart, observez le nœud stratégique de vallées. Voyez les montagnes du Queyras aux mille randonnées, les stations de ski de Vars et Risoul, les glaciers des 4.000m du massif des Ecrins. Entrez, laissez aller votre imagination et voyez les soldats du roy en tunique, tricorne et longs mousquets surgir des bastions.

A midi : repas à l’Auberge de l’ECHAUGUETTE

Un peu d’histoire sur Mont Dauphin

Vauban, dépêché pour renforcer la frontière, choisit le plateau désert des Millaures (mille vents), à un carrefour stratégique de vallées commandant l'accès au Dauphiné et à la Provence, pour y construire une place forte. « Ce lieu me paraît excellent et fait exprès pour la place du monde la mieux située par rapport à la frontière, » écrit-il au roi. Il note que les matériaux de construction, bois et pierre, sont proches et abondants,  de même que le fourrage pour le bétail et le bétail pour la nourriture de la troupe. Des sources captées sur la montagne proche fournissent l’eau qui peut être stockée dans deux citernes assez vastes pour soutenir un siège de deux mois.

Vauban nomme la place Mont-Dauphin en l'honneur du fils du roi et lance les travaux au printemps 1693. Suspendus en hiver, ralentis par la dureté du roc, ils ne seront pas encore achevés quand Vauban revient sept ans plus tard. Il est néanmoins confiant que « Mont-Dauphin deviendra dans peu de temps une belle et bonne place » ». Mais en cette fin de règne de Louis XIV, après des guerres incessantes, le royaume est épuisé et l’argent manque pour mener à bien tous les projets.

 Mont-Dauphin a trois bastions protégés par des demi-lunes, un arsenal, une poudrière, deux casernes, un pavillon pour le gouverneur, un autre pour les officiers, des maisons pour les civils. Mais l’église, que Vauban avait prévue monumentale, n’aura pas de nef. Trop couteux, le bastion qu’il avait  prévu sur le plateau de Guillestre pour prévenir une attaque au canon par-dessus le Guil ne verra pas le jour.

 Ironie de l’histoire, moins de sept ans après la mort de Vauban, au Traité d'Utrecht de 1713 la France abandonne le Piémont à la Savoie en échange de l'Ubaye. La frontière s'éloigne vers l'Est jusqu’à la ligne de partage des eaux. Briançon devient ville frontière, Mont-Dauphin ne l'est plus.

Centre de géologie à Briançon  

Depuis des décennies, la région du Briançonnais est, à juste titre, le cadre d'innombrables excursions géologiques qui étudient les ophiolites, les témoins de la subduction alpine, les plis et les charriages… Pour les géologues, le nom de Briançonnais est également celui une zone paléogéographique particulière des Alpes, et, là aussi, de nombreuses excursions géologiques vont voir son Trias épais, son Jurassique condensé (la fameuse « ile briançonnaise »…).Dans la région de Briançon, le substratum antétriasique du Briançonnais (au sens géologique) est majoritairement constitué de Carbonifère moyen et supérieur, et d'un peu de Permien. Ces terrains carbonifères permettent, en étudiant les sédiments et les roches hypo-volcaniques qu'ils contiennent, d'étudier l'histoire tardive d'une chaine de collision, la chaine hercynienne.

Comme partout en France, le Carbonifère moyen et supérieur briançonnais correspond aux phases terminales de la collision hercynienne. Au Carbonifère, le Briançonnais correspondait au plus vaste de ces bassins intra-montagneux français. Il est connu sous le nom de « Zone Houillère Briançonnaise ». Dans cette zone, ce sont déposés des centaines de mètres de sédiments, alternances de conglomérats, de grès et d'argiles résultant de l'érosion des jeunes reliefs voisins, et aussi de charbons. Les conglomérats et les grès dominent largement, ce qui est normal dans ces dépressions internes aux montagnes. L'importance de la sédimentation comblait très rapidement les dépressions, qui étaient plus souvent des plaines d'inondation parcourues de cours d'eau divagants que de vrais lacs…..



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